Oublions les rondeurs des boîtiers des montres Histoire de Torubillon 1 et Histoire de Tourbillon 2. Le nouvel opus, éditée en série limitée de 20 exemplaires, Histoire de Tourbillon 3, d’Harry Winston associe toujours prouesse technique et audace esthétique mais cette fois-ci dans un boîtier rectangulaire de dimension généreuse (65 x 45,9 mm) d’or blanc et de Zalium, composé de 77 pièces distinctes. À ses angles droits répondent toutefois des indications temporelles toutes en rondeur et excentrées comme le veut la tradition Harry Winston.
L’architecture du boîtier exprime à elle seule la liberté de créer que Harry Winston accorde à ses ingénieurs et designers. Ainsi, les triples arches emblématiques de la marque, qui figurent les attaches centrales, ont été taillées dans la masse pour une intégration parfaite. Les finitions ont également été travaillées afin de mettre en exergue la silhouette anguleuse de la montre : surfaces brossées pour une texture satinée, chanfreins polis, or blanc et Zalium gris mat jouent avec les effets de lumière et de contraste. Le Zalium qui compose la carrure de la pièce est un alliage contemporain qu’Harry Winston avait déjà utilisé pour les deux précédentes montres de la collection.
Pour mieux révéler le secret qu’il renferme, le temps entre sur une scène tridimensionnelle. Trois ouvertures de cadran indépendantes les unes des autres et pourtant intimement liées, coiffées chacune d’une glace saphir traitée anti-reflet, sont disposées sur la boîte.
À 9h parade le double tourbillon bi-axial. L’une dans l’autre, ses deux cages tournent individuellement. Façonnées en titane et en aluminium, elles permettent à l’organe réglant d’effectuer des rotations multidimensionnelles. L’effet visuel est saisissant : la cage externe effectue une révolution en 120 secondes tandis que la cage interne portant le balancier, le spiral et l’échappement accomplit un tour complet en 40 secondes sur un axe perpendiculaire. À 6h, un tourbillon à axe unique gravite en 36 secondes. Les deux systèmes régulateurs sont reliés par un différentiel qui fait la synthèse entre les différents rythmes, améliorant encore la précision de marche de la montre. Coupler trois cages de tourbillon et deux échappements relève de la gageure tant l’exercice demande un savoir-faire rare dans la recherche de l’équilibre entre des matériaux aux propriétés différentes en termes de masse, de vitesse de rotation et d’inertie.
Tandis que les secondes s’égrènent régulièrement autour du tourbillon bi-axial, l’affichage décentré des heures et minutes s’effectue sur deux disques rotatifs dans un esprit contemporain. La lisibilité en est parfaite. La troisième zone du cadran accueille l’indication de la réserve de marche. Fidèle à son savoir-faire joaillier, Harry Winston lui offre le luxe de s’afficher sur un disque pavé de 11 saphirs et de 6 citrines, dont les teintes font écho aux indications des heures et minutes.







