Quand un horloger fait appel au designer Alain Silberstein, on peut s’attendre à un résultat final haut en couleur. Mais contre toute attente, la Horological Machine N°2.2, fruit de l’association entre MB&F et Silberstein joue la carte de la sobriété. Dans son design, le boîtier d’Alain Silberstein conserve les deux cadrans caractéristiques en forme de hublot et le profil dynamique de la Horological Machine N°2 avec ses cornes en arc-boutant. Le créateur a cependant repensé et reconstruit chacun de ses autres aspects. L’impact futuriste de l’original a ainsi ouvert la voie à une réalisation à la personnalité propre, empreinte de légèreté et de fantaisie.
Alain Silberstein a conçu le boîtier rectangulaire sous la forme d’un bloc de titane massif, qui prend appui sur la structure originale de la Horological Machine N°2. Cette construction en plusieurs couches confère à la montre son profil dynamique et technique.
Toutefois, sur la face, le boîtier apparaît dans une remarquable simplicité. Le titane est recouvert d’un revêtement PVD exclusif contenant du silicium. Le résultat final possède une couleur d’un noir très intense, un contact d’une grande douceur et une surface sur laquelle les doigts ne laissent pas de traces. Alain Silberstein a accordé une importance prépondérante aux qualités tactiles car il est convaincu qu’il faut toucher un objet afin de le comprendre. Il compare volontiers son approche à celle d’un tailleur de diamants et fait naître des jeux de lumière par l’alternance de facettes mates et polies, selon les mouvements du poignet. De très légères interventions ont permis de souligner l’élégance naturelle du boîtier. Deux bandes d’émail rouge incrustées dans la carrure ajoutent une touche précieuse et font écho à la teinte des indications sur le double cadran.
Pour la première fois sur une Horological Machine, les heures sautantes du cadran situé à droite apparaissent dans une ouverture, entourée des minutes concentriques rétrogrades. Son homologue de gauche affiche la date rétrograde et la phase de lune. Toutes les indications rouges sont en Superluminova afin d’être visibles dans l’obscurité. Selon la meilleure tradition du Bauhaus, la montre présente une lisibilité optimale.
Mais son designer est Français et il aime agrémenter les principes d’un soupçon de fantaisie. Notre satellite, tel qu’il apparaît dans son ouverture, rappelle la lune de la célèbre bande dessinée « Little Nemo » qui vit le jour aux Etats-Unis pendant la période de l’Art Nouveau. Alain Silberstein trouve son expression particulièrement « sympathique » et il n’a cessé de dessiner des lunes à partir de cette source d’inspiration au cours des 23 dernières années.
Dans sa mécanique, la Horological Machine N°2.2 est à la fois une « boîte noire » et la concrétisation de rêves d’enfant. D’une teinte d’un bleu profond, le rotor automatique en or 22 carats possède le fini manuel réservé à l’élite des mouvements de montre traditionnels, tout en arborant la forme de faucille de l’astéro-hache brandie par Goldorak, le héros de bande dessinée du jeune Maximilian Büsser. Toutes les grandes séries télévisées de science-fiction– Star Trek, Lady Pénélope, Doctor Who et la Guerre des Etoiles – ont joué un rôle dans les créations MB&F. C’est la tension entre la fascination exercée par ce monde imaginaire et la passion pour la Haute Horlogerie dans son essence la plus pure qui confèrent à ces machines temporelles leur extraordinaire vitalité.
Alain Silberstein est le deuxième ami de la marque convié à dessiner un boîtier et son concept prendra vie sous la forme d’une série limitée de huit montres, gravées du nom Horological Machine N°2.2. Le premier « Friend » était l’artiste américain Sage Vaughn, qui a conçu un modèle unique pour Only Watch, la vente aux enchères caritative qui s’est tenue cette année au bénéfice de la recherche sur la myopathie de Duchenne.











