Nouveau Chronoscope CM de Chronoswiss

mercredi 8 avril 2009, par passionmontres.com

Chronoswiss, l’horlogerie bavaroise qui se cache derrière ce produit, revient sur les origines de ce qui est communément appelé chronographe.

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En 1844, l’ingénieux horloger Adolphe Nicole, vivant dans la très isolée Vallée de Joux, inventait un petit disque en forme de cœur. Il constituait l’indispensable remise à zéro de la trotteuse pouvant être stoppée sur n’importe quelle position indépendamment du mouvement. Nicole avait fixé le dispositif séquentiel, lui aussi très ingénieux et qui à l’instar de l’embrayage du dispositif automatique, relie le chronomètre au « moteur », sous le cadran, directement sur la platine du mouvement. Étant donné que le terme français, langue maternelle de l’horloger, est cadran, ce type de mécanisme est aussi appelé « cadrature ». Comparé au Chronographe breveté par Nicolas-Mathieu Rieussec en 1821, qui notait le temps arrêté à l’aide d’encre sur le cadran, la création de Nicole se contentait de l’afficher. C’est logiquement qu’il devait alors être appelé chronoscope.

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Sur cette réminiscence des pionniers du compteur de temps de l’avant avant dernier siècle, Chronoswiss monte le cadrature, complexe et conçu en collaboration avec l’horloger suisse Andreas Strehler, sur le devant du calibre C.122, à la façon de leurs vieux pères. Il ne s’agit pas là, d’un quelconque mouvement commun, mais d’un modèle unique qu’on ne trouve plus aujourd’hui que chez Chronoswiss. Un mécanisme automatique vit sous les traits d’un calibre C.122, parfaitement optimisé, minutieusement ennobli et modifié par une aiguille des heures décentralisée, située au niveau du « 12 ». Pour le Chronoscope, Chronoswiss a beaucoup investi dans la platine, en effectuant par exemple des fraisages et des perforations spéciales servant à recevoir le mécanisme de comptage du temps supplémentaire. Un pressoir à couronne permet de mettre en marche, d’arrêter et de remettre à zéro la trotteuse de comptage du temps. À l’intérieur, une roue à cliquet classique, tournant astucieusement autour de la tige de la trotteuse permanente au niveau du « 6 », garantit un fonctionnement correct lors du comptage du temps.
Un oscillateur relie le mouvement au mécanisme de comptage du temps. Chronoswiss considère comme étant l’expression de l’horlogerie moderne le disque de comptage du temps central équipé d’un roulement à billes, jusqu’à ce jour unique en son genre.
Étant donné que bon nombre de procédures d’arrêt durent plus de 60 secondes, le Chronoscope existe maintenant aussi avec minuteur. La solution aurait pu résider dans l’ajout d’un habituel totaliseur, lequel comptabilise le nombre de tours de l’aiguille centrale du compteur de temps et les indique par le truchement d’une aiguille sur le cadran. Solution qui n’a cependant pas été choisie et pour de bonnes raisons. Premièrement, l’apparence harmonieuse du cadran Regulator en aurait été compromise, voire même totalement saccagée. Par ailleurs, Gerd-Rüdiger Lang, conformément à son naturel, voulait tout simplement autre chose de moins banal et offrir ainsi un nouveau type à « Chronoswiss ».

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Le résultat s’expose en 2009 sous les traits du tout nouveau Chronoscope CM. Sur le chronoscope à bracelet « avec la rotation », les minutes sont comptées après le démarrage de manière totalement différente de ce qu’on connaît habituellement. Pour cela, une petite manipulation est cependant indispensable. Elle permet de positionner l’imposant losange situé sur la lunette rotative antidérapant en face de la pointe de la longue aiguille des minutes. Au terme de la procédure de comptage du temps, sa durée peut être lue en un coup d’œil ; le petit compteur des minutes conventionnel des « chronographes », difficilement visible, fait dorénavant partie du passé. En outre, la forme choisie par Gerd-Rüdiger Lang offre bien sûr l’avantage d’un compteur Count-Down. Admettons qu’une fois la pièce introduite, votre temps de stationnement soit de trente minutes. Dans ce cas, il suffit de synchroniser l’index des 30 minutes avec la position actuelle de l’aiguille des minutes, sans déclencher le compteur de temps. Lorsque sa pointe à atteint le losange, il est temps de changer la voiture de place ou de remettre de l’argent dans l’horodateur. C’est ce que le perfectionniste qu’est Gerd-Rüdiger Lang entend par fonctionnalité. À propos – citons par ailleurs la conception particulière de l’aiguille des minutes : elle est étonnamment longue et à y regarder de plus près, on remarque qu’elle possède une double pointe. La première pointe indique tout simplement les minutes, la seconde pointe, située à l’extrémité de l’aiguille frôle la bordure du cadran et indique le cas échéant, les minutes arrêtées sur l’échelle de la couronne.
Les horlogers de Chronoswiss ont ennobli le calibre automatique C.125, d’un diamètre de 26 millimètres et de 6,69 millimètres d’épaisseur, conformément à toutes les règles de leur magnifique artisanat. Par exemple, le rotor à roulement à billes squelette et doré ainsi que les ponts possèdent un noble poli à rayures de Genève. Le minutieux polissage de l’ancre, de la roue de l’ancre et des vis constitue lui aussi l’un des points incomparables de finition. Une telle œuvre magistrale mérite selon son créateur, nécessairement des aiguilles toutes particulières. Celles-ci sont non seulement très fines et filigranes, mais elles arborent aussi cette teinte rouge-bleue, caractéristique des aiguilles des premier compte-temps de poche mécaniques. Les spécialistes l’ont baptisée « Lie de vin », correspondant à la teinte du dépôt se formant inévitablement au fond des bouteilles de grands vins anciens. Le boîtier massif, constitué de 22 éléments encastrés, possède de plus sa propre particularité. Avec l’imposant remontoir, cette noble coquille, étanche jusqu’à trois paliers, s’en trouve non seulement plus valorisée, mais s’impose aussi comme un modèle unique.

Données techniques

Référence
CH 1541 R (18 carats or rosé)
CH 1543 (acier inoxydable)

Type Grand chronographe à bracelet automatique avec cadran Regulator avec compteur des minutes par couronne
Affichage Heures, minutes, secondes, chronoseconde en position centrale et affichage tachéométrique sur le cadran

Boîtier Boîtier massif 22 pièces
Versions de boîtiers Or rosé (5N)
Acier inoxydable
Étanchéité 3 atm
Mesures Diamètre : 42,5 mm ; Hauteur : 12,4 mm

Mouvement C. 125
Modification (comme pour le modèle Chronoscope)
Mécanisme de chronographe entièrement repensé avec oscillateur, avec chronoseconde centrale à roulement à billes (utilisée pour la première fois dans la fabrication du chronographe)
Diamètre 26,00 mm (11 3/4 ’’’)

Epaisseur 6,69 mm (sans la hauteur du mécanisme des aiguilles)

Rubis 30

Balancier Glucydur, trois pièces

Spirale Spirale plane Nivarox I

Régulation de précision : Par excentrique
Sécurité antichocs Incabloc
Nombre de coups 3 Hz, 21.600 A/h (semi-oscillation)
Autonomie de marche 35 heures
Exécution : Rotor squelette et doré avec poli à rayures de Genève, roulement à billes, ancre, roue d’ancre et vis polies, platine perlée, ponts avec poli à rayures de Genève et perlage, numérotation individuelle

Particularités : Compteur des minutes par couronne

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