Dans la foulée de son vol solitaire de 1927 entre New York et Paris, la première traversée sans escale de l’Atlantique nord, Charles Lindbergh gagne une renommée internationale et se voit fortement sollicité par les compagnies aériennes alors en développement. Désireux de mettre à disposition ses compétences, il décide de se lancer en 1933 dans la reconnaissance de potentielles voies aériennes par la route du Grand Nord en compagnie de son épouse, Anne Morrow Lindbergh. Le jeune couple se lance alors depuis New York dans un long périple aérien de 47’000 km qui les voit survoler en amoureux la Terre-Neuve, le Groenland, l’Islande, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Russie, l’Angleterre, La France, les Pays-Bas, la Suisse, le Portugal, les Açores, les Canaries et les îles du Cap-Vert avant de retourner vers les Etats-Unis par la Gambie, le Brésil et Cuba.
Pour cette expédition, Lindbergh choisit de s’équiper d’un avion puissant, doté d’un moteur de 710 CV avec une hélice à pas variable et muni de deux postes radio ainsi que d’un canot pneumatique en cas d’amerrissage forcé. Son appareil est baptisé « Tingmissartoq » en cours de route, ce qui signifie, en esquimau, « celui qui vole comme un grand oiseau ». Ses instruments de navigation comprennent un compas gyroscopique directionnel, un horizon artificiel, un indicateur de givrage ainsi que deux compas apériodiques, soit le matériel le plus performant de l’époque. Mais Lindbergh emporte également avec lui un chronographe Longines développé spécialement par la Maison horlogère pour son vol par le Groenland et le Grand Nord.
Ce garde-temps est muni d’un mouvement chronographe pour montre-bracelet avec un mécanisme de compteur de 30 minutes. Mesurant le temps avec une précision de l’ordre du 1/5e de seconde, son dispositif de chronographe est complété d’un tachymètre permettant de mesurer des vitesses jusqu’à 500 km/h. Avec les conditions de vol auxquelles s’expose le couple Lindbergh, un garde-temps fiable constitue une des dernières sécurités en matière d’instrument de navigation.
La mise au point par Longines de ce garde-temps pour le périple aérien de Lindbergh et son épouse autour de l’Atlantique Nord s’inscrit dans la relation de confiance nouée entre le pilote américain et la marque suisse. En 1927, les instruments de mesure du temps créés par Longines ont permis à la Fédération Aéronautique Internationale (FAI), dont la Maison horlogère est fournisseur attitré depuis 1919, de mesurer précisément la durée du vol de Lindbergh entre New York et Paris. Puis, en vertu de sa riche expérience de pilote et de navigateur, Lindbergh a imaginé un système destiné à faciliter la navigation aérienne et navale de l’époque. Il contacte alors Longines qui concrétise son invention, met au point et produit la montre Lindbergh Angle Horaire. Utilisée conjointement avec un sextant et un almanach nautique, elle permet de déterminer, via un calcul exact de la longitude, la position géographique. En 1933, au nom de ces collaborations fructueuses, Longines développe spécialement le chronographe-bracelet emporté par les Lindbergh pour leur course en amoureux autour de l’Atlantique Nord.
Aujourd’hui, Longines réédite ce garde-temps, nommé Longines Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch, en l’honneur du périple aérien entrepris par le couple à travers le Grand Nord. Dans une taille de 47,50 mm de diamètre, ce chronographe-bracelet mécanique est muni d’un mouvement à remontage automatique. Fidèle à la pièce originale, il affiche une petite seconde à 9h et un compteur de 30 minutes à 3h. Indiquant l’heure et la mesure du temps au moyen d’aiguilles en acier bleui dont la course s’effectue sur un cadran à l’extérieur blanc et à l’intérieur argenté, Longines Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch est muni d’un tachymètre permettant l’évaluation de vitesses allant jusqu’à 500 km/h. Recouvert d’une glace saphir, ce garde-temps dispose d’un fond transparent, protégé par un couvercle, révélant les battements de son mouvement. Il est proposé dans une version en acier et dans une version en or rose, accompagné d’un bracelet en alligator véritable brun.
Données techniques
Longines Lindbergh’s Atlantic Voyage Watch
L2.730.4.11.0 (boîtier en acier)
L2.730.8.11.0 (boîtier en or rose 18 carats)
Calibre
Mouvement mécanique à remontage automatique calibre L705 (ETA A07 231)
16 ½ lignes, 27 rubis, 28’800 alternances par heure
Réserve de marche de 46 heures
Fonctions
Heures, minutes, petites secondes, tachymètre
Chronographe
Aiguille centrale des secondes
Compteur de 30 minutes à 3 heures
Boîtier
Rond, en acier ou or rose 18 carats, Ø 47.50 mm
Fond à couvercle s’ouvrant sur une glace saphir
Couronne
A poussoir pour ouverture du couvercle
Cadran
Blanc laqué poli / argenté
10 chiffres arabes noirs
Tachymètre noir, 500-60 km/h
Petites secondes à 9 heures _Compteur de 30 minutes à 3 heures
Aiguilles
Acier bleui de type « Breguet » (heure et minute)
Acier bleui de type « Fil à contrepoids Poire » (trotteuse)
Acier bleui de type « Flèche » (compteur de 30 minutes)
Acier bleui de type « Bâton à contrepoids Poire » (petite seconde)
Etanchéité : 30 mètres, 3 bar
Glace Saphir
Bracelet : Alligator véritable brun avec bouclette







